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Mardi 18 septembre 2007

Boulverse ton rythme, regarde là comme si tu jouissais dunes. Je mange par tes yeux c'est plus simple et rapide. Sa Majesté la garce se rebondit. Pas de reponses? L'horloge fait tic-tac et déjà la lumière tourne des yeux. J'attends encore comme une pauvre tache une lettre qui ne vient qu'en avion. C'est si loin tout ce pays. J'attendrais encore longtemps. Mais jamais je baisserai le coude.

Pas plus que je ne baiserai tes bras.

Par Hurleur - Publié dans : Le cimetière à plumes
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Mardi 18 septembre 2007

Bar-bar-bar-borborygme refoulant mes anacoliques culbutées. Je m'ennuie profond et humide. Tue-mite dans le café. Ventre ballonné. Ecris pages sur pages pour tout déchirer dans des explosions bleues-vertes-rouges, toutes les mêmes ces garces. C'est pas de ma faute c'est génétique. Je te déchire les bas du ventre dans mes rêves. Je suis pas agressif, au contraire d'une douceur écoeurante. Mais distante. Froide. Toujours. Aucun interêt à me ventouser. Observe puis tue.

Par Hurleur - Publié dans : Le cimetière à plumes
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Dimanche 16 septembre 2007
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Salut sale garce, comment vas-tu? Je repensais à ton entrejambe, furieusement offerte. Tu te baillonnais avec du carton mais moi j'avais pas spécialement envie de te fourrer. Tu comprends, mon chibre était trop irrité et fleuri. Le caler dans ton con aurait sans nul doute aggravé l'irritation et provoqué en moi d'horribles démangeaisons.Mais j'aurais bien aimé.Tu dis que tu te serais enfuie en courant? Je sais pas. Pas si sûr. Ton inconscient est trop plein de fourmis pour en être sûr. T'écris plus, sans doute parce que t'es pas assez déprimée. Je peux peut être arranger ça? Même pas sûr. T'énerver oui, j'y arrive bien. Mais pas encore assez d'influence pour te faire partir en chiale. Je me déçois sur le coup. Avec de l'entrainement j'y parviendrais. Et me traite pas de salaud. On me l'a dit que j'étais ANGELIQUE. Pleins de fois. alors avec les autres je veux bien que ça soi pas vrai. Mais avec toi si : la preuve je pense d'abord à tes bras avant de penser à ton cul. C'est suffisament rare pour pouvoir être relevé. Trop de respect-distant pour avoir une vraie vie sexuelle selon moi. On saute l'entrée pour passer au dessert. Avant de payer la note j'aimerai ne pas avoir à gerber dans les toilettes. J'y arrive très bien quand je m'y met. laisse moi te mettre dans quelques jours, quand je t'aurais suffisament fait comprendre que c'était qu'un jeu. Donne-moi ta bouche d'abord histoire que tu voies que t'es pas non-désirable. J'aime pas sauter les paragraphes quand je lis. Je veux même lire l'incipit de ta cyprine, savoir ce qu'il faut pour çi pour ça. Sans doute pas grand chose. Je sais pas. J'oublie en marchant, je l'ai déjà dit sans fois. Je peux te traiter de pute névrosée inconsciente comme je pourrai t'offrir des cadeaux. je grimpe dans ta chambre par la fenêtre, je veux te posséder mais je peux pas. pas assez de trucs encore. Alors je dors à coté de toi. Juste un peu de tendresse ça fait du bien. Et peut-être qu'une autre fois je te ferais crier. Ca dépend pas que de moi. Ecarter les cuisses ne suffit pas.

Joe Cartoon.

Par Hurleur - Publié dans : Vis ma vie
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Dimanche 2 septembre 2007
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Maman je veux pas y aller. Même si l’autre m’a parlé des bizutages sexuels une fois internés ça me plait pas. J’aime pas ça ça sent pas bon. Je sais exactement comment ça va se passer, je vais courir et vous allez me tirer par les cheveux jusqu’à l’entrée. J’aurais beau ruer frapper fuir que ça ne servirait à rien vous me traînerez d’un air impassible. Maman je veux pas y aller. Je vomirai plus dans l’évier. Je te le promets. Maman ! Maman ! Maman ! Je veux pouvoir baiser, je veux pouvoir dormir. Je veux pas de lumières aveuglantes au réveil, de souris grises avec des cravaches, de langues putréfiées, de gribouillages de contrées lointaines. Je veux pas y aller ! Mais une fois que j’y serais j’allumerai mes rideaux avec des allumettes. Dites pas que c’est arrivé comme ça, du jour au lendemain, sans signes prémonitoires.

 

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Il y a longtemps on zonait dans l’escalier. A cracher dans les boites à lettres et à ingurgiter des hectolitres de bières. Y’avait cette meuf qui voulait pas qu’on lui gâte le con mais qui voulait bien qu’on l’encule. Je vomissais sur la porte de l’ascenseur pendant que le gros tatouait son reflet dans la glace. On a changé quelques fois de cages. On les aimait bien mais on devait les quitter. Le syndrome de Stockholm. On se faisait tellement chier qu’on a foutu le feu à une poubelle. Danser comme des cabris. La meuf ouvrait sa gueule que pour dire qu’elle voulait se faire baiser. Ca nous intéressait pas. On l’a abandonnée et on a choppé le train qui allait vers le soleil.

 

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Salut ma grosse,

Je t’aime bien tu sais. Toi et tes odeurs, toi et tes maladies, toi et ton ennui. Quand tu sautilles avec un sourire fade et niais sur de la musique de collégienne mal branlée ton cul fait flop-flop. Toi tu t’en fous tu te marres. T’es mille fois ailleurs. Il est trop mignon dans ce clip. Mais depuis qu’il baise Kimberpouf il a perdu beaucoup de charme. Comment on peut être attiré par une fille si moche ? Tu racontes bien tes histoires. Quand ça remue t’es heureuse. Mais dès qu’on parle de choses qui te fascisent tu te retournes et t’en vas sans dire un mot. Essayer de pas (r)être bien dans ta peau cellulosifée. Le pire c’est que t’es quand même belle.

                                                                                                            Porcinet
Par Hurleur - Publié dans : Vis ma vie
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Mercredi 29 août 2007

Tu peux bien dire que je suis naze dans l'genre grand absent. Mais bon. Chui ailleurs... J'cours plus comme avant et j'aime pas ramper, navré malgré la première approche c'etait qu'd'l'humour matiné d'un brin d'respect. Ptete une branche? Vasavoir. J'pourrais mett' à quat' pattes et ramasser les bouts d'verres mais même ça devient lassant. J'suis pas d'humeur combative, trop de combats en ce moment. J'pourrais, j'pourrais. Si j'étais moins fatigué. Faudrait que j'dorme. J'arrete de boire. Des mots, des mots. Rien d'serieux. Et si j'venais? Non ça changerait rien ein? J'voulais avec le soleil qui s'levait mais j' ai pas réussit à me lever de l'évier. C'est con. J'pourrais me battre. Mais non j'ai besoin d'un minimum de certitudes. Surtout avec quelqu'un d'aussi hypocrite? Tu me comprends? Non non non. Je me comprends. Je me lis et cherche pas à me relire. C'est mort. Y'aurait eu pleins de trucs à dire. Encore tellement d'choses. Des trucs à raconter en tout cas.

Par Hurleur - Publié dans : Le cimetière à plumes
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Mercredi 29 août 2007
Je te bassine et tu me gerbes. Nous cultivons nos paradoxes. L’ennui de l’in-out-in-out ? Même pas ça. On s’caresserait peut être plus si y’avait pas ces putains de voiles noirs. On en enlève un et on se découvre esquinté, un autre démoli, un troisième et rien. Mes fantasmes cathodiques t’ont tellement saoulé que tu m’as acheté un écran plat. Mais ça ne résout pas le problème de la petite mort bleutée. J’ai essayé de te parler j’m’en suis pris plein la gueule. J’ai passé pas mal de soirées animées à y penser. Tchak-boum-hue. La valse des mollets. La nappe blanche tachée de gros vin rouge. L’abruti qui joue de la guitare. La table qui se casse en même temps que moi.
Par Hurleur - Publié dans : Le cimetière à plumes
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Mercredi 15 août 2007

                  "Plus jamais ça!" gueulait-elle dans sa chambre. Moi je la regardais d'un air détaché. Elle voulait ma peau, moi je voulais la sienne si douce. Puis elle s'est calmée et est partie à vélo alors que moi je n'avais que mes pieds. J'avais un sourire niais car je ne comprenais pas vraiment ce qui s'était passé. Je repensais à ses premiers cris et je trouvais ça normal. J'ai marché longtemps. Très longtemps. Puis j'ai pris le train pour aller je ne sais où. J'ai beaucoup voyagé. Je me suis perdu. J'ai vu l'Ennui en face et je lui ai craché dans l'oeil. Car je me souvenais de cet instant arraché. Plaisir divinement malsain. Je riais encore de mon odieux forfait lorsque la lumière noya mon  cerveau de petit malchik stupide et arrogant. Elle me devait cinq euros. La pute.

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Le temps a passé depuis. Je me souviens d'un jour, je me trainais à la recherche d'un endroit vendant la pression la moins chère du quartier. Les boules. Je l'avais la putain de pression tout était hors de prix. Mon téléphone à sonné. J'ai décroché. Il y a eu quelques mots. J'ai crié tout mon petit chagrin de voix jusqu'à ce que les cordes vocales chuintent et jaillissent en dansant de ma pauvre petite gorge. Oeil pour oeil. Dent pour dent. Dis le proverbe. J'aurais presque préféré que ça m'arrive plutot qu'à cette fille si innocente. Mais cela devait être écrit là haut.

Et croyez-moi ou non mais mon petit esprit malade et chétif a connu pour la première fois le sens du mot remords. Et de bien d'autres encore.

Par Hurleur - Publié dans : Le cimetière à plumes
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Mardi 31 juillet 2007
Avec mon sac de vain kilos sur le dos je déboule sur Paris.  Personne sur le quai. Tant pis.  Il fait nuit.  J'passe un coup de fil. Plus d'unité dans ma carte. Tant pis. La flemme de marcher jusqu'à la Mare  avec mon  bagage qui m'entaille les épaules, bien tenté ma chance aux Ponts mais pas d'réponse. Tant pis. J'bouge mon cul dans les couloirs et je troque mon houblon contre les clefs d'un appart où je vivrai. Bon troc, j'aurais du faire commercial. Je m'couche comme une masse dans une chambre qui pue la beauferie (calendriers de nanas à poil,  place de concert pour madonna, etc.) En même temps c'est chez mon beauf. Puis il est sympa. Je m'endors comme une masse et  je me prépare mentalement à  connaître le travail salarié et son lot d'emmerdes. Et ses tonnes de légumes à porter.
Par Hurleur - Publié dans : Vis ma vie
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Mardi 24 juillet 2007

Revenu en France je savais même pas où j'habitais. Personne ne m'attendais. J'ai marché longtemps dans les rues avant de trouver ce putain d'appartement. Je suis rentré. Personne. Rien à manger. Je suis allé au bar tout seul et j'ai mangé un sandwich dégueulasse et une bière éventée. Je me suis trainé jusqu'à une cabine téléphonique. J'ai essayé d'appeller la terre entière. Une seule personne m'a répondu. On s'est donné un rendez vous. En y allant j'ai gerbé trois fois sur le chemin. On s'est acheté à boire et on s'est saoulés tous les deux.
Puis de nouveau seul. Réveil difficile. La tête contre le plancher, enroulé d'une couverture.

De nouveau à la cabine. Un coup de fil important. J'aurais aimé qu'il dure une heure mais il a duré trois secondes.

"Allo? / C'est toi? / Oui / Au revoir."

Je me suis saoulé toute la journée avant de m'endormir comme un bébé. En me reveillant il y avait une flaque de bave sur le sol et j'avais manqué mon train. Je suis allé au restaurant. Puis j'ai pris un train vers le Sud, là où quelqu'un m'attendrait.
Par Hurleur - Publié dans : Vis ma vie
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Dimanche 22 juillet 2007

LES ARTICLES DANS LA CATEGORIE INTER-ACTIFS ONT BESOIN DE VOUS!
OUI VOUS LA!

Faites pas semblant je vous ai grillé. VOUS DEVEZ QUAND MEME EXISTER.

Donc je ne sais pas encore comment je présenterai ça exactement; Mais VOUS influerez sur le cours des écrits! Oui! Oui!

J'hésite encore entre deux options : 

- Faire une sorte de loft story où VOUS êtes ls télespectateurs ET les directeurs de l'émission. Autrement dit vous décidez du cadre et choisissez les postulants sur CV, etc. Puis décidez des éliminations ou imposez des facteurs exterieurs à l'EMISSION... CA RESTE A CREUSER

- Un truc épistolaire... faut que je développe cette idée. 

BON.

J'ATTENDS VOS SUGGESTIONS.

Par Hurleur - Publié dans : INTER-ACTIFS
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