Jeudi 31 mai 2007

La bouche pâteuse. Le plafond bien face des trous. Appendices lourds. Orteils douloureux. Mal aux cuisses comme si je m'étais fait baiser. Le plafond ne bouge pas. Il est toujours là. Il ne bougera pas plus que moi. Je referme mes yeux.

Ta tête contre le mur toi et ferme ta gueule. Ségolène n'est pas encore élue pauvre con. Puis les cris.

Kesta? Fils de pute on va lui écraser sa sale gueule au CP. Puis le moteur. Encore des cris.

Envie de droite dans leur sale gueule. Coup dans le dos préventif. A droite un cri étouffé.

Colère. Trou noir. Explosion. Imbibation.

Yeux qui s'ouvrent. Toujours le même plafond blanc dégueulasse. Envie de gerber. On va attendre.

Le temps passe. On frappe à la porte. J'ouvre pas.

J'ai faim. J'attends.

Je fume une cigarette en me couvrant de cendres.

Je n'ai plus de tabac il faudrait que je sorte. Je vais pas en acheter finalement. Je me traine jusqu'à mon PC.

Envie de téléphoner mais impossible. Je me console en matant un porno.

 
par Hurleur publié dans : Le cimetière à plumes
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Jeudi 31 mai 2007
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-         Fredo ? Qu’est-ce que tu fous ?

-         Je mate les fourmis. Elles sont bizarres.

-         Tu te fous de moi ?

-         Ta gueule Mateo, elles sont noires et blanches j’ai jamais vu ça.

Mateo le regardait de haut, les poings enfoncés dans ses poches. Fredo se releva.

-         Tu veux qu’on joue ?

-         Ouais, à la bagarre ?

Fredo hocha la tête. Quelques secondes plus tard ils étaient tous les deux au sol comme deux clébards qui jouent. Fredo était sur Mateo à lui bourrer le ventre. L’autre il se débattait soudain un cri « Arrête ! Fredo t’as gagné ! »

Les coups pleuvaient toujours. Un pied dans les dents du Fredo. Ils se sont arrêtés quelques secondes. Mateo soufflait fort. Fredo toucha ses dents, ses doigts se maculèrent de sang.

 

Un éclair de rage. Le Fredo il attrape le Mateo par les cheveux et il commence par lui frapper la tête contre le bitume. « Mes dents ! »

Deuxième coup. « Fils de pute ! »

Il le retourne le nez contre l’Australie.

Troisième coup. « T’as pété mes dents enfoiré. ».
Quatre, cinq, six…

     

Un silence. Fredo commençait à se calmer. Il le lâcha et il se regardèrent dans les yeux. Mateo saignait de la gueule. Il avait chialé. « Je…je suis désolé. » marmonna Fredo. En plus il l’était vraiment, il avait pas tant saigné que ça.

« Y’a pas de quoi fils de pute. »

Et ils se mirent à rigoler.

Deux semaines plus tard Mateo quittait l’école.
par Hurleur publié dans : Fredo
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Mercredi 30 mai 2007
arbre-1.jpg

Ils voulaient inventer une nouvelle couleur alors ils avaient tout mélangé ils espéraient impressionner la Grosse. La bouillie infâme marronâtre qui en résultat ne semblait pas à son goût. Les explications chromatiques encore moins.

Dans le coin Fredo avait réfléchi. Ils se retrouvaient sous le Grand Arbre au fond de la cour et à l’ombre.

-         Nestor ? J’ai pas mal pensé…
- Parles plus fort je comprends rien.

-         J’ai pas mal pensé…

-         PLUS FORT !

            Il ne voulait pas. Il fit tout de même un effort.

-         Tu t’es jamais dit qu’o pouvait se passer des adultes ? Je veux dire ils ont tout pourri.

-         Et tout construit.

-         Z ‘ont bêtement appliqué le plan c’est tout.

-         Mouais…

-         ‘fin ‘imagines si une maladie les tuait tous et nous laissait tout recommencer ? On se demmerderait ptête mieux qu’eux ? Puis on pourrait vraiment montrer ce qu’on vaut.

-         On peut déjà.

-         Pas si tu portes pas les bonnes sapes : regarde Félix personne ne lui parle. J’ai entendu Margaret dire qu’elle l’aimait bie mais qu’il faisait trop plouc.

-         C’est un pov’con.

-         Avoue que tu lui sucerais bien la bite.

-         Je sais pas c’est pas d’son âge.

La récré était déjà finie. La Grosse souriait. Quelque part elle les aimait bien ces petits cons. C’était ça le pire.

par Hurleur publié dans : Fredo
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Mercredi 30 mai 2007

       Alors qu'est ce que je publie et où :

Fredo : mon dernier truc en vogue. Une fiction.
Cimetière à plumes : Vieilleries de mon blog my space.

 

Bisous à tous mes amants.

par Hurleur
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Mercredi 30 mai 2007

T'es belle-pelle-poux. J'prefere les morbacks qui grattent, en plus on joue bientot et ça nous manque cruellement.
C'est rigolo quand tu cours pour t'enfuir. Moins quand j' ai rien à te dire. Manquerait plus que ça.

Puis y'a les livres noirs. J'prefere les petits rouges vu le niveau. Mais bon. Avec la pluie tout coule et on peut réécrire comme si de rien n'était.

Puis y'a ton accent. Mais je connais pas le nom.

Puis y'a tes seins. Et ton cul.

Puis y'a les mots qui sont dégueulasses et qui donneraient presque envie de chialer. Pour toi. Ca fait de la peine. Je te plai(n)s? Oui sûrement. Je sais pas.

Puis y'a tout le reste.

Laisse tomber. Je cherche plus.

par Hurleur publié dans : Le cimetière à plumes
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Mercredi 30 mai 2007
Y'a des jours comme ça où j'voudrais t'parler, plus longtemps. Plus fort. Plus loin. Moins les yeux dans le vague. Qu'tu souries un peu. Que t'oublies les vieux cadavres du placard. Qu't'acceptes tout. C'est comme ça c'est comme ça. T'y peux rien pas plus que moi tu peux le comprendre ça ? Tu n'es pas responsable. Tu peux te l'enfoncer dans le crâne ou faut que je m'en occupe moi même ? Puis tu peux tout r'construire. T'y arrivais si bien. Qu'est ce qui a changé ? Je sais pas. Je sais pas. Je voudrais tu sais.

Aglou. Aglou. Aglou. Sale pute je te déteste tout est ta faute.

Beuarg. Plouf. Tchiiii. Toujours pareil. Plein le cul. Navré.

Non mais c'est vrai tu sais ce que c'est la différence ? C'est qu'tu regardes trop en arrière. TU PEUX PAS TU PEUX PAS TU PEUX PAS. Enfin si tu peux. Mais vaut mieux pas. Faudra que je  te le dise combien de fois ? Et surtout regarde pas trop loin t'y peux  rien tu le sais bien. On pourrait zapper tout ça et regarder où on fout nos pieds maintenant plutôt non ?

« Enfoiré petit con. T'as gâché ma vie. ». Brûle ma joue. Porte-mur.

            PUTAIN SECOUE TES YEUX. J'AIMERAI BIEN VOIR LA COULEUR.

Pourquoi j'apprends l'Histoire à petits bouts ? Chaque jour un nouveau bout d'cadavre. Tu peux pas en finir une fois pour toutes et qu'on allume le four ? On fini tout et on s'en va chacun de notre côté. Compris ?

                        Merci pour tout quand même. J't'revaudrai ça. Promis. Juré. Craché.
par Hurleur publié dans : Le cimetière à plumes
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Mercredi 30 mai 2007

 Y'avait un type qui regardait son mur. Enfin la porte grise en fait. Il attendait qu'elle s'ouvre ou que quelqu'un vienne la fermer. Personne n'est venu. Alors il l'a laissée comme elle était et il s'est cassé.  Un jour quelqu'un viendra.

 

 

            Un morpion s'est suicidé ce matin. Il s'est jeté sous le train. On s'en fout tous : on est en retard.

 

            Ma bonne humeur frappait le passant.

 

Je suis toujours là.

            Pas toi ?

 

                                                J'AIME PAS LES QUAIS.

                                                  Tu as cassé ta montre ? Ton chien est mort ?

 

 

 

T-----------------------J

E----------------------------E
S-------------------------------B
B-----------------------------------A
O----------------------------------------N
N-------------------------------------------D
N-----------------------------------------------I
E ---------------------------------------------------T

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Mercredi 30 mai 2007

Un-eleve-au-tableau.jpg

     

    Pendant un palpitant cours sur le néolithique il avait eu une illumination : certains voulaient devenir cosmonautes - sans doutes pour moins voir leur pute de femme - et d'autres pompiers (qui remarquerait qu'un corps carbonisé a été violé?) mais lui il était différent. Il voulait être celui qui réussirait à commettre le crime parfait. Un truc de fou que même Derrick et Morse en bossant en équipe n'arriveraient pas à élucider. Il était perdu dans ses réflexions lorsque Madame Grosse se mit à hurler "Fredo! Au tableau!".

Il avait failli se chier dessus. Il détestait une seule chose plus que de passer au tableau : parler. Il se leva en silence et se dirigea d'un pas résigné vers l'échafaud. Elle lui dicta une phrase. Il s'exécuta. "Ecris plus petit!" Il s'exécuta. Si on obéissait pas la Grosse se mettait en colère. Des rires. "Encore plus petit!". Une cascade de graisse zygomatique. "Plus petit : je t'ai dit!". Il se serrait, il se broyait. Il ne pouvait pas plus. Il avait commencé à chialer mais il avait ravalé ses larmes en fixant le tableau, personne ne l'avait vu. La Grosse le regardait d'un air méprisant lorsqu'elle susurra "Va t'asseoir crétin.". Des derniers rires puis le tourniquet tourniquotant. Il savait juste que pour l'instant il n'avait pas plié et que ce soir il la ferait fondre.

 

par Hurleur publié dans : Fredo
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Mercredi 30 mai 2007
leplusbobebe.jpg

            Avant on l'appelait Fredo. C'était u enfant chétif, malingre. Il sentait le café, allez savoir pourquoi. Peut être qu'il finissait les tasses de sa maman ou alors c'était naturel chez lui. On ne saura sans doute jamais. Toujours est-il que pas grand monde ne l'aimait le Fredo, après tout il ne s'aimait pas lui même vous comprenez ?

Il portait une montre qu'il tenait de son père qui était une sorte de héros, un type mystérieux et toujours occupé. Quand il était à l'école il pouvait la fixer pendant une heure entière avant de remarquer qu'il était couvert de crachats immondes. Il s'essuyait d'un air très calme.
- FREDO !

-         Suce ma bite !

La violence était là, de chez lui –saloperetournedanstonpaystasruinémavie- à son jeu favori : tuer. S'il avait lu Michaux il aurait peut être compris avec du recul. Mais il n'aimait pas lire.

par Hurleur publié dans : Fredo
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Mercredi 30 mai 2007
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                   Deux heures du matin, ton clope au bout des lèvres. FATAL ERROR 1664. Du bleu plein les yeux. Une bouchée pleine de fromage froid. T'aimerais bien que ça marche. En plus ça s'est coupé au mauvais moment : celui où Kimberley ouvre sa belle gorge qui est elle même ouverte par les crocs du bouquet. T'avais presque réussi à finir ton travail mais la sauce est retombée. Pas sur ton caleçon. Puis une lumière à droite. Ton téléphone –zappe-. Pas de doutes. Yeux qui se ferment. Tu revois la scène. Ton sang bats tes temps. Les cris t'envahissent. Tu gonfles de joie. Ejacule sur ton repas. Ouvre les yeux. Ecran bleu. Encore le sang qui te bastonne le crâne. C'est absurde et dégueulasse. Ca n'a pas de sens. Tu réalises. Un rhum canadifié. T'as peur de fermer les yeux. Ca pue chez toi. T'arriveras pas à dormir. Tu te couches quand même. Nouveau animal. Rejute. T'as fini ta bouteille. Mal de crâne. Bourdonnement malsain. Tu prends une décision brusque. Tu coupes le courant. C'est fini.
par Hurleur publié dans : Fredo
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